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Bigbendbom a fini l'armée, il est admis à l'EHL (!) et reprend gentiment ses tribulations.

lundi, 30. mars 2009

Slugz on maï shinny carpet

Vu que je parle d'ouverture d'esprit, j'en profite pour forwarder un article d'Agnès Giard à propos du transsexualisme animalier.

Et puis bon, si on parle de limaces, je suis obligé de vous linker aussi la série de strips de Boulet :-)

Have a nice day! (for a white wedding)

dimanche, 29. mars 2009

Heterosexual? Homosexual? Bisexual?


No, just SEXUAL.

Ne posez pas trop de questions à propos de ce postulat, il provient du rêve que j'ai fait la nuit passée (enfin, un de ceux que j'ai faits). Je me suis vu, nu, avec écrit sur la poitrine les trois définitions de genre de mon titre et tenant une pancarte, à la hauteur des hanches, clamant "just SEXUAL".

Je crois que l'idée qu'il y a là-derrière est que ce qui importe ce n'est pas notre orientation sexuelle car elle ne provient que d'un schéma créé pour classer les individus mais bien le fait que nous sommes dotés d'organes reproductifs ainsi que d'organes dédiés au plaisir (ok, les femmes sont un peu plus chanceuses de ce côté-là, d'un point de vue purement physiologique) plus ou moins mélangés entre eux et que leur utilisation ne se réduit pas à un certain nombre d'interactions définies. Au contraire, la conception même de notre corps nous hurle que nous sommes faits pour la multiplicité.

Je ne dis pas qu'il faut tout tester avec tout le monde mais que les limites que nous croyons nous fixer nous démunissent plus face à notre sexualité qu'elles nous protègent de la peur de l'inconnu.

C'est dans cette réflexion que je me rends compte à quel point nous nous formatons mutuellement pour tenir entre les limites plus ou moins avouées de la société à laquelle nous voulons appartenir. Une sexologue disait, en substance, que la sexualité est un domaine particulier dans lequel il faut renier le concept de bien et de mal, de juste et de faux, de normal et d'anormal. Ce qui me choque c'est que ce soit aussi difficile à faire, cette annihilation de nos a priori moraux. C'est un peu la même réaction que j'ai eue en me rendant compte que j'étais mal à l'aise de critiquer le gouvernement français dans le métro parisien.

J'entends par là que de ne pouvoir annihiler mes conceptions socio-éthiques comme de n'arriver à vraiment m'exprimer librement sur un gouvernement en place revient à ne plus me sentir en accord avec les conceptions les plus fondamentales de ma manière de penser.
Et cette constation me fait peur car elle me renvoie directement aux limites de mon esprit.

Pourtant, certains auteurs, en cassant le carcan social dont nous sommes tous plus ou moins prisonniers, volontairement d'ailleurs, arrivent à tracer de nouvelles pistes d'ouverture. C'est le cas, en ce qui me concerne, de Charlotte Roche, au travers de son livre Zones Humides (je link volontairement l'article d'une lectrice n'ayant pas apprécié l'ouvrage). Contrairement à ce que vous pourrez lire dans cette critique, je crois que cette oeuvre est définitivement érotique au sens premier du terme, à savoir "relative à l'amour physique, à la sexualité" (Larousse, 2001).

En revanche, elle peut ne pas être excitante et pour cause, elle n'a pas, je crois, la prétention de l'être. Je doute qu'en repoussant les limites de ce que notre conception des choses comprend on puisse vraiment exciter nos sens. Autant que l'art abstrait n'a probablement pas beaucoup ému les gens à son époque, Zones Humides a plutôt tendance, dans un premier temps, à vous dégoûter à vie de toute interaction sexuelle avec un autre être humain. Et c'est là qu'est le génie de ce livre car, en explosant les limites que vous croyiez ne pas exister, il remet en question les fondements de vos convictions et vous amène, de la manière la plus primaire qui soit, à revoir les conceptions, comme celle de l’hygiène, qui vous permettent d'appréhender le sexe.

Je résumerai cette longue diatribe en un concept très simple: "Sachez dire fuck au monde et réfléchissez à ce qui influence vraiment vos convictions et si elles sont vraiment raisonnables" (raisonnable au sens "qui manifeste de la raison, de la sagesse", pas "situé dans une juste moyenne", au contraire).

Let's just say FUCK.